Abstract

The Niederschlema–Alberoda uranium deposit, in the Erzgebirge region of Germany, contains an uncommon assemblage of metallic minerals, in particular selenides, sulfides, arsenides, tellurides, and native elements, in addition to uraninite and coffinite. The complex mineralogy resulted from the superposition of several mineralizing events over the time interval from the Permian to the Cretaceous; these events introduced and redeposited a great variety of metallic elements within the hydrothermal uranium deposit (Pb, Ag, Cu, Hg, Tl, Bi, Co, Ni, As, Sb, Se, S, Te). One of the exotic minerals is jolliffeite, an arsenoselenide with end-member composition NiAsSe, so far only known from Lake Athabasca, Saskatchewan, Canada. A single, small, anhedral grain of jolliffeite from Niederschlema–Alberoda is included and partly replaced by sulfurian eskebornite. Associated minerals comprise hematite, Ni–Co–Se-bearing löllingite, clausthalite, tiemannite, mercurian hakite–giraudite solid solutions, sulfurian berzelianite, sulfurian umangite, hessite, Ni–Co–As-bearing pyrite, and Se-rich chalcopyrite. The sulfurian jolliffeite has the empirical formula (Ni0.85Cu0.09Co0.05Fe0.02Ag0.01)∑1.02As0.98(Se0.77S0.23) ∑1.00 and differs from type jolliffeite mainly by substantial substitution of Cu (2.6–3.3 wt.%) for Ni and S (3.2–4.1 wt.%) for Se. Substantial S-for-Se substitution in jolliffeite implies extensive and probably complete miscibility between NiAsSe and its S-dominant analogue, gersdorffite-Pa3 (NiAsS). We suggest that a localized accumulation of Ni and As in the Se–(S)-bearing hydrothermal fluid gave rise to the crystallization of jolliffeite at some rare locations at a late stage of formation of the Jurassic selenide assemblage.

Abstract

Le gisement uranifère de Niederschlema–Alberoda, dans l’Erzgebirge, en Allemagne, contient un assemblage inhabituel de minéraux métalliques, en particulier des séléniures, sulfures, arséniures, tellurures, et éléments natifs, en plus de l’uraninite et la coffinite. Les complexités minéralogiques résultent de la superposition de plusieurs événements minéralisateurs au cours de l’intervalle de temps allant du Permien au Crétacé; ces événements ont introduit et redéposé une grande variété d’éléments métalliques (Pb, Ag, Cu, Hg, Tl, Bi, Co, Ni, As, Sb, Se, S, Te) dans ce système hydrothermal minéralisé en uranium. Un des minéraux exotiques est la jolliffeïte, an arsenoséléniure ayant la formule idéale NiAsSe, connu jusqu’à ce point seulement à sa localité-type, au lac Athabasca, Saskatchewan, au Canada. Un seul grain xénomorphe de jolliffeïte a été trouvé à Niederschlema–Alberoda, inclus et en partie remplacé par l’eskebornite sulfurée. Leurs sont associés hématite, löllingite contenant Ni, Co et Se, clausthalite, tiémannite, la solution solide hakite–giraudite mercurienne, berzélianite sulfurée, umangite sulfurée, hessite, pyrite contenant Ni, Co et As, et chalcopyrite sélénifère. La jolliffeïte sulfurée répond à la formule empirique (Ni0.85Cu0.09Co0.05Fe0.02 Ag0.01) ∑1.02 As0.98(Se0.77S0.23) ∑1.00; elle diffère de la jolliffeïte holotype par une substitution substantielle de Cu (2.6–3.3%, poids) pour le Ni, et du soufre (3.2–4.1%) pour le sélénium. Une substitution importante de S pour Se dans la jolliffeïte impliquerait une miscibilité étendue et probablement complète entre NiAsSe et son analogue à dominance de soufre, la gersdorffite-Pa3 (NiAsS). Nous croyons qu’une accumulation locale de nickel et d’arsenic dans la phase fluide hydrothermale porteuse de Se (et de S) a mené à la cristallisation de la jolliffeïte à quelques endroits épars à un stade tardif de formation de l’assemblage de séléniures au Jurassique.

(Traduit par la Rédaction)

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