Abstract

A sample from the Kibingo granitic pegmatite, Rwanda, shows a striking assemblage of an alluaudite-group mineral with heterosite. The core of alluaudite s.l. is strongly pleochroic in blue green to pinkish grey hues, and is rimmed by an irregular border, weakly pleochroic in yellow brown to greenish yellow tints. The pleochroic core is very rich in Na (up to 9.35% Na2O), whereas the yellowish green border is depleted in Na (3.75% Na2O) and more oxidized. The decrease of the Na contents is not accompanied by significant variations of the ratio Fetot/(Fetot + Mn). This mechanism represents the progressive transition of hagendorfite to alluaudite sensu stricto, and results from an oxidation, Na+ + Fe2+ → □ + Fe3+. Heterosite exhibits cracks that are parallel to one of the cleavage directions, and that are favorable to the development of a product of alteration, identified as cyrilovite. Heterosite shows a chemical composition close to the idealized formula (Fe0.85 3+Mn0.15 3+)PO4, with a Mg content constant and quite low, i.e., 0.023 Mg apfu. The Kibingo heterosite seems to be the Fe-richest member known so far. The heterosite corresponds to an oxidized Fe-rich member of the triphylite – lithiophilite series, a member that was initially in equilibrium with the primary hagendorfite. The ratio Fetot/(Fetot + Mn) of the two minerals of this assemblage is different: the value is about 0.70 in hagendorfite, and 0.85 in the former triphylite. The temperature of formation of hagendorfite is estimated at about 600°C. Contrary to the information in the literature, the Kibingo pegmatitic body differs from the amblygonite pegmatite of Mwaka and could be a poorly evolved neighboring pegmatitic lens.

Abstract

Un échantillon provenant de Kibingo, Rwanda, montre une paragenèse remarquable d’un minéral du groupe de l’alluaudite avec l’hétérosite. Les plages d’alluaudite s.l. ont un noyau fortement pléochroïque dans les vert bleu à gris rosâtre, entouré d’une bordure irrégulière, colorée en jaune brun à jaune verdâtre, faiblement pléochroïque. Le noyau pléochroïque est très riche en Na (jusqu’à 9.35% Na2O), et la bordure jaune verdâtre est nettement moins riche (avec 3.75% Na2O) et plus oxydée; l’appauvrissement en sodium ne s’accompagne pas de variations significatives du rapport Fetot/(Fetot + Mn). On passe donc progressivement de la hagendorfite à une alluaudite sensu stricto; cette transition progressive résulte d’un mécanisme d’oxydation, Na+ + Fe2+ → □+ Fe3+. L’hétérosite montre une fissuration parallèle à une des directions de clivage et favorable au développement d’une phase d’altération, la cyrilovite. La composition chimique de l’hétérosite est proche d’une formule idéalisée (Fe0.85 3+Mn0.15 3+)PO4, avec une teneur en Mg constante et plutôt faible, soit 0.023 Mg par unité formulaire. L’hétérosite de Kibingo apparaît comme le terme le plus riche en fer actuellement connu. L’hétérosite est issue d’un terme riche en fer de la série triphylite – lithiophilite, initialement en équilibre avec la hagendorfite primaire. Le rapport Fetot/(Fetot + Mn) est différent entre les deux minéraux de cette paragenèse: la valeur est de 0.70 dans la hagendorfite et de 0.85 dans la triphylite. La température de formation de la hagendorfite serait d’environ 600°C. Contrairement aux informations de la littérature, le gisement de Kibingo ne serait pas la pegmatite à amblygonite de Mwaka, mais une lentille pegmatitique voisine, moins différenciée.

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