Abstract

The composition of placer gold from the San Luis Range, Argentina, is poorly documented, although these deposits have been known since the 18th century. A detailed study of gold grains collected from different streams in the La Carolina gold district was carried out. We performed 502 analyses on 191 grains. The core composition of the gold grains is heterogeneous, with an average chemical composition of 58 to 74 wt.% Au, 25 to 40% Ag, up to 0.5% Hg, and less than 0.4% Cu. The rim of each grain is generally richer in gold than the core, and the contact between rim and core is very sharp but of irregular shape and complex texture. There are populations with different chemical composition, but the compositional differences among rounded grains and those having a more delicate morphology are not invariably either significant or consistent. All sources are restricted to deposits associated with Tertiary volcanic rocks in the area, and the variable and wide range of fineness points to low-sulfidation epithermal-type deposits as the most likely source. The sharpness of the core–rim contact may result from either electrochemical processes active in the stream or stream sediments, or Au and Ag dissolution processes followed by Au precipitation in surface or near-surface environments. The presence of overgrowths of gold on gold grains suggests that there was secondary precipitation of gold after the host grain was formed. Gold grains do grow in low-temperature geochemical settings, and we believe that their composition becomes more gold-rich as the grains move downstream or are buried in the sediments. Anthropogenic Hg was detected in some of the streams, and even where there are several sources for it, we believe that all of it is coming from the amalgamation processes used by local inhabitants to recover the panned gold.

Abstract

On connaît mal la composition de l’or dans les placers aurifères de la chaîne de San Luis, en Argentine, quoique ces gisements sont connus depuis le dix-huitième siècle. Nous présentons les résultats d’une étude détaillée de pépites d’or prélevées de divers cours d’eau du district aurifère de La Carolina. Nous avons effectué 502 analyses sur 191 grains. Le coeur des grains est hétérogène, contenant en moyenne entre 58 et 74% Au, 25 et 40% Ag, jusqu’à 0.5% Hg, et moins de 0.4% Cu. La bordure de chaque grain est généralement plus riche en or que le coeur, et le contact entre ce liseré et le coeur est très franc, mais aux contours irréguliers et à texture complexe. Nous décelons des populations différant en composition, mais les différences parmi les grains arrondis et ceux ayant une morphologie plus délicate ne sont pas inmanquablement significatives ou conformes. Les sources de minéralisation sont limitées à des gisements associés au volcanisme tertiaire dans la région, mais la pureté de l’or varie beaucoup, de sorte que des gisements de type épithermal à faible sulfuration semblent rendre compte de la provenance. L’allure abrupte du contact entre le coeur et le liseré pourrait résulter de processus électrochimiques dans le cours d’eau ou dans les sédiments qu’ils ont déposés, ou bien d’une dissolution de l’or et de l’argent, suivie de la précipitation de l’or dans un milieu à la surface ou près de la surface. D’après la présence de surcroissances d’or sur des grains d’or, il y aurait eu une précipitation secondaire d’or après la formation du grain principal. Les grains d’or peuvent donc croître dans un milieu géochimique de basse température; nous croyons que la composition devient enrichie en or à mesure que les grains sont transportés dans le cours d’eau ou sont enfouis dans les sédiments. Nous avons décelé des signes de mercure anthropogénique dans certains cours d’eau. Même où il pourrait y avoir plus d’une source du mercure, nous l’attribuons uniquement au processus d’amalgamation utilisé par les habitants locaux intéressés à récupérer l’or exploité à la batée.

(Traduit par la Rédaction)

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