Abstract

The Serra Pelada garimpo (1980–1984) was the site of the most spectacular gold rush in recent history, but the mineralogy of the bonanza-style mineralization has not so far been documented in detail. Rediscovery of an early drill-core, recovered in 1982 from the near-surface lateritic portion of the garimpo area, has provided coarse-grained gold aggregates for this study. The centimeter-long aggregates of gold occur in powdery, earthy material. They exhibit a delicate arborescent fabric and are coated by goethite. Four compositional types of gold are recognized: palladian gold with an atomic ratio Au:Pd of 7:1 (“Au7Pd”), Hg-bearing palladian gold (Au–Pd–Hg), Pd-bearing gold with up to 3 wt.% Pd (Pd-poor gold) and pure gold. A number of platinum-group minerals (PGM) are included in, or attached to the surface of, palladian gold: “guanglinite”, Sb-bearing “guanglinite”, atheneite and isomertieite, including the noteworthy presence of Se-bearing PGM (Pd–Pt–Se, Pd–Se, Pd–Hg–Se and Pd–Bi–Se phases, and sudovikovite and palladseite). They define an As–Sb–Hg–Se mineral assemblage typical of hydrothermal vein-type deposits formed at relatively low temperatures. Native palladium, characteristically situated in the goethite coating, is intimately associated with a Pd–O phase. The remarkable occurrence of native platinum associated with Pd-bearing gold, PGM (compositionally close to mertieite-II and isomertieite) and berzelianite from a nearby prospect (Elefante prospect) is also recorded.

Abstract

Le garimpo de Serra Pelada (1980–1984) a été le site de la ruée vers l’or la plus spectaculaire en temps modernes, mais la minéralogie de cette minéralisation de style bonanza n’a pas encore fait l’objet d’une étude détaillée. La redécouverte d’une carotte forée en 1982 d’un profil latéritique du garimpo nous a permis d’échantillonner des aggrégats d’or à grains grossiers. Ces aggrégats, d’une taille centimétrique, se présentent dans un matériau pulvérulent. Ils possèdent une forme arborescente délicate et sont recouverts d’une gaine de goethite. Nous distinguons quatre types d’or selon leur composition: or palladifère ayant un rapport atomique Au:Pd de 7:1 (“Au7Pd”), or palladifère et mercurifère (Au–Pd–Hg), or palladifère contenant jusqu’à 3% de Pd en poids (or à faible teneur en Pd) et or pur. Plusieurs minéraux du groupe du platine sont inclus dans l’or palladifère, ou bien rattachés à la surface de ces grains: “guanglinite”, “guanglinite” stibifère, athénéite et isomertiëite, avec la présence notoire de phases sélénifères (Pd–Pt–Se, Pd–Se, Pd–Hg–Se et Pd–Bi–Se, ainsi que sudovikovite et palladséite). Ces minéraux définissent un assemblage As–Sb–Hg–Se typique de gisements hydrothermaux en veines, formés à températures relativement faibles. Le palladium natif, caractéristiquement inclus dans la gaine de goethite, est intimement lié à une phase Pd–O. Nous soulignons aussi l’association remarquable de platine natif associé à l’or palladifère, des minéraux du groupe du platine dont la composition se rapproche de celle de la mertiëite-II et de l’isomertiëite, et berzélianite provenant de Elefante, puit d’exploration voisin.

(Traduit par la Rédaction)

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