Abstract

Rare occurrences of phosphates with beryllium are limited to granitic pegmatites and, exceptionally, to rare-element granites. Primary crystallization is extremely scarce; most of these phosphates form as late subsolidus phases. Paragenetic relationships of these minerals and conditions of their origin are poorly understood. Beryllonite, hydroxylherderite and carbonate-fluorapatite form thin coatings in fissures of beryl in the Archean petalite-subtype BEP pegmatite in southeastern Manitoba. The composition of beryllonite corresponds to its ideal formula, and hydroxylherderite contains only traces of fluorine. The B-type carbonate-fluorapatite shows considerably reduced P2O5 content, “excess” fluorine, and an apparently high CO2 content (estimated at ~5 to ~7 wt.%). Beryllonite was the first phosphate to precipitate, followed and in part replaced by hydroxylherderite; carbonate-fluorapatite rims, penetrates and replaces both preceding phases. Low a(F) is indicated during the formation of beryllonite and hydroxylherderite, but it must have increased to stabilize carbonate-fluorapatite. The process probably involved F released during the (OH)F−1 exchange in the associated montebrasite.

Abstract

Les exemples de phosphates contenant le béryllium sont rares, et limités aux pegmatites granitiques et, de façon exceptionnelle, aux granites enrichis en éléments rares. Une cristallisation primaire semble tout-à-fait inhabituelle. Au contraire, la plupart de ces phosphates se forment tardivement, au dessous du solidus. Les relations paragénétiques de ces minéraux et les conditions de leur origine ne sont pas bien documentées. Béryllonite, hydroxylherdérite et carbonate-fluorapatite se présentent en liserés étroits le long de fissures dans le béryl de la pegmatite granitique de BEP, de sous-type à pétalite et d’âge archéen, dans le sud-est du Manitoba. La composition de la béryllonite correspond à sa formule idéale, et la hydroxylherdérite contient des traces de fluor seulement. La carbonate-fluorapatite, de type B, fait preuve d’une teneur en P2O5 considérablement réduite, un “excédent” en fluor, et une teneur en CO2 qui semble élevée (entre environ 5 et 7% en poids). La béryllonite, formée d’abord, a ensuite été partiellement remplacée par la hydroxylherdérite; une bordure de carbonate-fluorapatite recoupe et remplace les deux phases déjà formées. Une faible valeur de a(F) est indiquée au cours de la formation de la béryllonite et de l’hydroxylherdérite, mais ce paramètre a dû passer à une valeur plus élevée quand la carbonate-fluorapatite est apparue. Le processus implique probablement le fluor libéré pendant l’échange (OH)F−1 dans la montebrasite associée.

(Traduit par la Rédaction)

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