Abstract

The Jurassic (201 Ma) quartz-normative continental tholeiitic basalts of the North Mountain Basalt (NMB) Formation of southern Nova Scotia, Canada, record evidence of pervasive silicate-liquid immiscibility. The basalts, up to 400 m thick, typically with phenocrysts of plagioclase (An50–70) and clinopyroxene (Wo40 En40Fs20), are subdivided into lower, middle, and upper units on the basis of the nature of the flows and petrographic features. Petrographic observations combined with image analysis indicate that the middle and upper units are characterized by an abundance of mesostasis material (i.e., quenched residual melt) that contains skeletal clinopyroxene, acicular plagioclase, skeletal Fe–Ti oxides, Fe–Ti–P-rich globules, and andesitic to rhyolitic glass. Raster analysis of the mesostasis tracks an in situ fractionation that culminated in formation of an interstitial felsic glass (i.e., 74 wt.% SiO2) that contains skeletal apatite and Fe-rich clinopyroxene. The composition of the skeletal clinopyroxene, ca. Wo20En15Fs65, acicular plagioclase (An35–55, ≤2.5 wt.% FeO), Fe–Ti–P-rich globules, and intergranular glass of the mesostasis are consistent with formation from an interstitial melt that evolved in a disequilibrium environment promoted by rapid cooling of the lavas. The mineralogical and chemical features are consistent with the process of silicate-liquid immiscibility within the residual liquids of basaltic systems, in this case late-stage intergranular melts. The presence within the NMB of (1) Fe-rich clinopyroxene-bearing mafic pegmatite, (2) thin (i.e., 1–2 cm) seams of rhyolite associated with the mafic pegmatites, and (3) locally abundant segregation pipes of mixed mafic–felsic composition, is considered to reflect mobilization of the Fe- and silica-rich immiscible melts.

Abstract

Les basaltes tholéiitiques continentaux de la Formation de North Mountain, du sud de la Nouvelle-Ecosse, au Canada, d’âge jurassique (201 Ma) et à quartz normatif, démontrent de l’évidence répandue d’une immiscibilité liquide. Les basaltes, atteignant une épaisseur de 400 m, possèdent typiquement des phénocristaux de plagioclase (An50–70) et de clinopyroxène (Wo40 En40Fs20), et sont subdivisés en séquences inférieure, moyenne, et supérieure selon des critères pétrographiques et les aspects des coulées. Les observations pétrographiques, documentées avec traitement d’images, indiquent dans les unités du milieu et supérieure une abondance de mésostase (liquide résiduel trempé) dans lequel se trouvent clinopyroxène squelettique, plagioclase aciculaire, oxydes Fe–Ti squelettiques, globules enrichies en Fe–Ti–P, et un verre andésitique à rhyolitique. Une analyse de cette mésostase par balayage permet de suivre le fractionnement in situ qui a mené à la formation d’un verre interstitiel felsique (i.e., 74% SiO2, par poids) contenant de l’apatite squelettique et un clinopyroxène ferrifère. La composition de ce dernier, ca. Wo20En15Fs65, le plagioclase aciculaire (An35–55, ≤2.5% FeO), les globules à Fe–Ti–P, et le verre intergranulaire de la mésostase, sont conformes avec l’hypothèse d’un bain fondu interstitiel évoluant dans un milieu en déséquilibre, compte tenu du refroidissement rapide des coulées. Les caractéristiques minéralogiques et chimiques sont celles dues à une immiscibilité dans un liquide résiduel d’un système basaltique. La présence dans cette suite (1) d’une pegmatite mafique à clinopyroxène ferrifère, (2) de minces liserés (1–2 cm) de rhyolite associés aux pegmatites mafiques, et (3) de pipes de ségrégation localement abondantes de compositions mafique–felsique mixtes, résulterait de la mobilisation des liquides immiscibles, l’un riche en fer, l’autre riche en silice.

(Traduit par la Rédaction)

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