Abstract

Basalt vessels are rare, but ubiquitous items in elite Predynastic (4000–3100 BCE) and First Dynasty (3100–2800 BCE) Egyptian burials. Where the bedrock sources can be identified, these artefacts can be used to study trade and social interaction between communities before the advent of writing. Seven Egyptian, post-Jurassic (unaltered), alkali and tholeiitic basalt units, representing all likely sources, were multiply sampled, and augite, plagioclase, pigeonite (tholeiites), and olivine analyzed (~1000 electron-microprobe analyses) in each sample. Flows can be distinguished using combinations of major and minor constituents from individual minerals (e.g., Al2O3versus SiO2 in plagioclase or augite, and FeO versus SiO2 in olivine). However, plots of the composition of coexisting minerals (e.g., CaO/(CaO + Na2O + K2O)Plagioclaseversus CaO/(CaO + MgO + FeO)Augite or MgO/(MgO + FeO)Olivine; K2O/FeOPlagioclaseversus MnO/TiO2Augite, or K2O/(CaO + Na2O + K2O)Plagioclaseversus SiO2/TiO2 Olivine) and multidimensional scaling applied to augite and plagioclase indicate that multi-mineral discrimination of units is more effective than single-mineral discrimination. Discriminant analysis (multivariate analysis of variance) shows that units can be efficiently distinguished using multi-mineral data, although single minerals also provide effective discrimination. Furthermore, the combination of TiO2, FeO and CaO in augite, and SiO2, Al2O3 and Na2O in plagioclase, discriminates between Egyptian alkaline and tholeiitic basalts as well as do the whole-rock data. Approximately 2700 electron-microprobe analyses of minerals in microsamples (1 mg) from 117 Egyptian basalt vessels indicate, unequivocally, that the bedrock source of every vessel is the Haddadin lava flow in northern Egypt. During the Predynastic period, the trade in basalt vessels was probably controlled from Maadi, the settlement closest to the Haddadin flow and richest in recycled “factory seconds”.

Abstract

Les vaisseaux de basalte sont rares mais assez répandus dans les sites d’enterrement de l’élite égyptienne à l’ère Prédynastique (4000–3100 avant l’ère chrétienne) et de la Première Dynastie (3100–2800 avant l’ère chrétienne). Dans les cas où la source du basalte peut être identifiée, ces artefacts peuvent servir à étudier les tracés d’échanges commerciales et les interactions sociales entre communautés avant l’introduction des documents écrits. Sept unités basaltiques post-Jurassiques non altérées, comprenant basaltes alcalins et tholéiitiques, et représentant toutes les sources possibles de ces vaisseaux, ont été échantillonnées afin d’en étudier l’augite, le plagioclase, la pigeonite (tholéiites), et l’olivine (~1000 analyses à la microsonde électronique des minéraux dans chaque échantillon). On parvient à distinguer les coulées en utilisant une combinaison des constituents majeurs et mineurs des minéraux individuels, par exemple Al2O3versus SiO2 dans le plagioclase ou l’augite, et FeO versus SiO2 dans l’olivine). Toutefois, les groupements de données sur la composition de minéraux coexistants, par exemple CaO/(CaO + Na2O + K2O)Plagioclaseversus CaO/(CaO + MgO + FeO)Augite ou MgO/(MgO + FeO)Olivine, K2O/FeOPlagioclaseversus MnO/TiO2 Augite, ou K2O/(CaO + Na2O + K2O)Plagioclaseversus SiO2/TiO2 Olivine, évalués par normalisation multidimensionnelle telle qu’appliquée à l’augite et au plagioclase, indiquent qu’une discrimination des unités fondée sur plusieurs minéraux est plus révélatrice qu’une discrimination fondée sur un seul minéral. D’après une analyse multivariable de la variance, on peut effectivement distinguer les unités de basalte en utilisant les données sur plusieurs minéraux, quoique les minéraux considérés seuls donnent aussi de bons résultats. De plus, une combinaison de TiO2, FeO et CaO dans l’augite, et de SiO2, Al2O3 et Na2O dans le plagioclase, sert à distinguer entre basalts égyptiens alcalins et tholéiitiques aussi bien que les compositions globales des roches. Environ 2700 analyses à la microsonde électronique de micro-échantillons (1 mg) de 117 vaisseaux égyptiens faits de basalte montre sans équivoque que c’est le basalte de la coulée de Haddadin, dans le nord de l’Egypte, qui serait la source dans chaque cas. Au cours de l’ère Prédynastique, le commerce des vaisseaux de basalte était probablement sous le contrôle de Maadi, le centre habité le plus près de la coulée de Haddadin et le plus riche en pièces de second choix recyclées.

(Traduit par la Rédaction)

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