Abstract

Spanish colonial eight real silver coins, commonly called Pieces of Eight, were used throughout the Spanish-speaking world for hundreds of years. We undertook a detailed mineralogical, textural, and chemical investigation of an 1800 Carlos IIII eight real coin recovered from the wreck of the Spanish frigate Santa Leocadia, which sank on the rocky shore of Ecuador on November 16, 1800, with a loss of more than 140 lives and of 2,100,000 pesos of gold and silver coins. The coin is a typical eight real piece, composed of about 90% Ag and 10% Cu. It was buried in clastic sediments beneath the oxidized zone, such that it reacted with sulfur released by sulfate-reducing bacteria. Consequently, the coin has been totally encapsulated in a mixture of sand, gravel, and shell fragments cemented by metal sulfides. The residual coin consists of silver with small interspersed micrometric grains of copper. Reaction of the dissolved metal with the bacterially generated diagenetic sulfur in the intergranular fluids resulted in extensive cementation of the sediment particles by Ag and Cu sulfides. In the 1-mm zone immediately adjacent to the coin, Cu-bearing acanthite occurs as concentric layers with intervening zones of sand and clay. Beyond this zone, acanthite formed from Ag dissolved from the coin occurs as a more or less continuous interstitial cement with local small islands of covellite, CuS. Copper also occurs as films of Cu carbonate on quartz grains, as isolated grains of jalpaite Ag3CuS2, stromeyerite AgCuS, mckinstryite (Ag,Cu)2S, and as atacamite Cu2Cl(OH)3, which rim and replace detrital carbonate grains.

Abstract

Les pièces de monnaie de huit réals, que l’on appelle “pièces de huit”, ont servi des centaines d’années de façon très répandue dans le territoire colonial espagnol. Nous avons entrepris une étude minéralogique, texturale, et chimique détaillée d’une pièce de huit réals datant de 1800 à l’effigie de Carlos IIII; elle a été découverte dans les restes du navire espagnol Santa Leocadia, qui a fait nauffrage sur la côte accidentée de l’Equateur le 16 novembre, 1800, avec plus de 140 morts et une valeur de 2,100,000 pesos en pièces d’or et d’argent. Il s’agit d’une pièce de huit réals typique, contenant environ 90% Ag et 10% Cu. Elle a été enfouie dans des sédiments clastiques en dessous de la zone oxydée, de sorte qu’elle a subi les effets d’une réaction avec le soufre libéré par des bactéries capables de réduire le sulfate. Par conséquent, la pièce est totalement encapsulée dans un mélange de sable, gravoi, et fragments de coquillages, le tout cimenté par des sulfures des métaux. Le partie résiduelle de la pièce est faite d’argent parsemé de petits grains micrométriques de cuivre. Une réaction dans le fluide intergranulaire du métal dissous avec le soufre diagénétique généré par les bactéries a produit un ciment qui entoure les particules sédimentaires d’un revêtement de sulfures d’argent et de cuivre. Dans la zone de 1 mm immédiatement adjacente à ce qui reste de la pièce, l’acanthite cuprifère est disposée en couches concentriques, avec des intercalations de sable et d’argiles. Plus loin, l’acanthite formée à partir de l’argent libéré de la pièce forme une trame de ciment interstitiel plus ou moins continue avec, ici et là, des îlots de covellite, CuS. Le cuivre forme une pellicule de carbonate de cuivre sur les grains de quartz, et des grains isolés de jalpaïte Ag3CuS2, stromeyerite AgCuS, mckinstryite (Ag,Cu)2S, et atacamite Cu2Cl(OH)3, qui recouvrent ou remplacent les grains détritiques de carbonate.

(Traduit par la Rédaction)

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