Abstract

The K-feldspar from strongly zoned gadolinite-type REE–Nb–Ta-rich granitic pegmatites from the Evje–Iveland and Froland pegmatite fields in southern Norway was analyzed for the entire spectrum of rare-earth elements, as well as for a suite of major and trace elements, with the HR–LA–ICP–MS technique. Earlier results imply that the two pegmatite fields are nearly indistinguishable in terms of their origin and igneous evolution. An evaluation of the distribution of K, Rb, Sr and Ba in K-feldspar, elements that are strongly sensitive to igneous processes in felsic rocks, confirm this conclusion. However, the distribution of the ultra-trace elements, and particularly the REE, in K-feldspar is incompatible with a common origin of the two fields. The REE distribution in K-feldspar is buffered by the coexisting REE-phases. When compared to Evje–Iveland, the Froland suite of pegmatites was derived from a relatively LREE-deficient and HREE-enriched parent melt. Finally, the distribution of trace elements in feldspar implies that the Evje–Iveland pegmatites formed from progressively more differentiated melts that were emplaced in a southward-propagating system of vertical and horizontal faults and fractures.

Abstract

Le feldspath potassique provenant de pegmatites granitiques fortement zonées du type gadolinite, enrichies en terres rares, Nb et Ta, et faisant partie des suites d’Evje–Iveland et Froland, dans le sud de la Norvège, a été analysé pour le spectre des terres rares en entier, ainsi que pour les éléments majeurs et en traces au moyen de la technique HR–LA–ICP–MS. Selon les résultats antérieurs, les deux champs de pegmatite n’étaient pas distinguables en termes de leur origine et leur évolution magmatique. La distribution de K, Rb, Sr et Ba dans le feldspath potassique, qui dépend fortement des processus ignés dans ces roches felsiques, concorde avec cette interprétation. Toutefois, la distribution des éléments ultra-traces dans le feldspath potassique, en particulier les terres rares, n’est pas compatible avec le modèle d’une origine commune. La distribution des terres rares dans le feldspath potassique est tamponnée par des phases porteuses de terres rares. Par rapport à la suite de Evje–Iveland, la suite de pegmatites de Froland est dérivée d’un magma parental relativement appauvri en terres rares légères et enrichi en terres rares lourdes. La distribution des éléments traces dans le feldspath indique que les pegmatites d’Evje–Iveland se sont formées à partir de liquides progressivement plus différenciés qui ont été mis en place dans un système de migration vers le sud le long de failles et de fractures verticales et horizontales.

(Traduit par la Rédaction)

You do not currently have access to this article.