Abstract

Zoned tungstenoan molybdenite occurs in a fenite (~80 modal % nepheline) within a strongly heterogeneous fenitized megaxenolith (~0.2 km) enclosed by nepheline syenite, in the Khibina alkaline complex, Kola Peninsula, Russia. Molybdenite forms euhedral crystals (~50–60 μm in length), enclosed by pyrrhotite, and abundant veinlets among silicates. The crystals are zoned with respect to tungsten, which is strongly enriched in the central zone. This area is 5–6 μm across and contains up to 5.85 wt.% W (0.05 atoms per formula unit). Tungsten-rich zones of the molybdenite veinlets contain the same concentration of W as the central zone of the euhedral crystals, implying similar conditions of formation. There is thus a substantial solid-solution between molybdenite and tungstenite. We attribute the outward zoning to W-poor molybdenite in terms of increasing fugacity of oxygen and decreasing fugacity of sulfur, apparently in the presence of a reduced H2S–CH4-rich fluid of subalkaline character. The existence of locally reducing conditions in the fenite(s) at Khibina also is implied by the adjacent occurrences of titanium-and niobium-rich sulfides and a graphite-like material.

Abstract

Nous décrivons des cristaux de molybdénite zonés en tungstène provenant d’une fénite (~80% de néphéline) prélevée d’un mégaxénolithe (~0.2 km) fénitisé fortement hétérogène inclus dans une syénite néphélinique du complexe alcalin de Khibina, dans la péninsule de Kola, en Russie. La molybdénite se présente en cristaux idiomorphes (~50–60 μm in length) inclus dans la pyrrhotite, et en veinules filamenteuses parmi les silicates. Les cristaux sont zonés par rapport au tungstène, qui est enrichi dans le coeur des cristaux; cette zone, 5–6 μm en largeur, atteint 5.85% W en poids (0.05 atomes par unité formulaire). Les zones riches en tungstène des veinules de molybdénite contiennent la même concentration de W que la zone centrale des cristaux idiomorphes, témoignant ainsi de conditions semblables de formation. Il y a donc une solution solide substantielle entre molybdénite et tungstenite. Nous attribuons le passage à une molybdénite banale sans W en direction de la bordure des grains en termes d’une augmentation de la fugacité d’oxygène et d’une diminution de la fugacité de soufre, apparemment en présence d’une phase fluide subalcaline réductrice contenant H2S et CH4. L’existence de telles conditions reductrices à l’échelle locale dans les fénites de Khibina concorderait avec le développement de sulfures contenant titane et niobium et d’un matériau ressemblant au graphite.

(Traduit par la Rédaction)

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