Abstract

A new hollandite-type titanate, henrymeyerite, occurs in a vein of tetra-ferriphlogopite – calcite – dolomite carbonatite of the Kovdor alkaline ultramafic complex, Kola Peninsula, in Russia. The mineral was found in a single mineralized vug as acicular crystals less than 0.2 mm in length. The crystals represent a combination of two tetragonal prisms and a bipyramid. Henrymeyerite is opaque, black, and has an adamantine luster. In reflected light, the mineral is greyish brown and has a strong bireflectance. Reflectance values Rε and Rω are given for λ over the interval 420–720 nm. Henrymeyerite is associated with dolomite, fluorapatite, tetra-ferriphlogopite, rimkorolgite, catapleiite, collinsite, and pyrite. The composition of henrymeyerite, as determined by electron microprobe, is (wt.%): BaO 18.25, TiO2 67.78, FeO 9.20, Nb2O5 1.00, Ce2O3 0.56, La2O3 0.50, Na2O 0.40, SiO2 0.37, K2O 0.05, CaO 0.02, sum 98.13. Stoichiometrically, this composition closely corresponds to the Ba–Fe end-member of the cryptomelane group, BaFe2+Ti7O16. Henrymeyerite is tetragonal, space group I4/m, Z = 1, a 10.219(3), c 2.963(1) Å, V 309.4(3) Å3. The crystal structure of the mineral was refined to R1 = 0.027 for 173 unique reflections with | Fo | ≥ 4σF using single-crystal X-ray-diffraction data. The structure of henrymeyerite corresponds to the undistorted hollandite archetype; no indication of splitting of the Ba site along [001] was observed. The available single-crystal data also indicate the absence of long-range order of the Ba2+ cations within the structural tunnels. The mineral is named for Prof. Henry O.A. Meyer (1937–1995) in honor of his contributions to the petrology and mineralogy of mantle-derived xenoliths and kimberlitic rocks.

Abstract

Nous décrivons ici la henrymeyerite, titanate apparenté à la hollandite, découvert dans un filon de carbonatite à tétra-ferriphlogopite – calcite – dolomite dans le complexe alcalin et ultramafique de Kovdor, péninsule de Kola, en Russie. Le minéral se trouve dans une seule cavité tapissée de cristaux aciculaires n’atteignant même pas 0.2 mm en longueur. La morphologie des cristaux est une combinaison de deux prismes tétragonaux et d’une bipyramide. La henrymeyerite est opaque et noire, avec éclat adamantin. En lumière réfléchie, le minéral est brun grisâtre, et possède une forte biréflectance. Les valeurs de réflectivité Rε et Rω sont fournies pour des longueurs d’onde λ sur l’intervalle 420–720 nm. La henrymeyerite est associée à dolomite, fluorapatite, tétra-ferriphlogopite, rimkorolgite, catapléiite, collinsite, et pyrite. Sa composition, déterminée par microsonde électronique (% pondéraux), est: BaO 18.25, TiO2 67.78, FeO 9.20, Nb2O5 1.00, Ce2O3 0.56, La2O3 0.50, Na2O 0.40, SiO2 0.37, K2O 0.05, CaO 0.02, pour un total de 98.13. Selon sa stoechiométrie, la composition correspond au pôle Ba–Fe du groupe de la cryptomelane, BaFe2+Ti7O16. La henrymeyerite est tétragonale, groupe spatial I4/m, Z = 1, a 10.219(3), c 2.963(1) Å, V 309.4(3) Å3. La structure cristalline de ce minéral a été affinée jusqu’à un résidu R1 = 0.027 en utilisant 173 réflexions uniques avec | Fo | ≥ 4σF, les données de diffraction X étant prélevées sur cristal unique. La structure de la henrymeyerite correspond à celle de l’archetype non déformé de la hollandite. Il n’y a aucune indication d’un dédoublement du site Ba le long de [001]. Les données disponibles indiquent aussi l’absence d’une mise en ordre à longue échelle des ions Ba2+ dans les canaux de la structure. Nous honorons, par le nom choisi, le professeur Henry O.A. Meyer (1937–1995), pour ses contributions à la pétrologie et la minéralogie des xénolithes dérivés du manteau et des roches kimberlitiques.

(Traduit par la Rédaction)

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