Abstract

Previously considered one of Earth’s largest granulite terranes, the Minto block, in northern Quebec, consists dominantly of granitic rocks with sparse supracrustal remnants that record low-pressure, high-temperature metamorphism to the amphibolite and granulite facies at ca. 2.7 Ga. Much of the region is underlain by plutonic rocks, including igneous charnockitic bodies, that provide little evidence of metamorphism. In contrast, pelitic assemblages in low-grade greenstone belts and their higher-grade shoulders define four metamorphic zones: 1) sub-staurolite-grade slates, found only in the Duquet belt, 2) staurolite – andalusite – sillimanite – garnet-zone schists, present in all belts, 3) marginal garnet – sillimanite ± kyanite migmatites, and 4) garnet –sillimanite ± cordierite and garnet – orthopyroxene granulites, as enclaves within plutonic units. A prograde low-pressure, high-temperature regional facies-series is defined by andalusite – sillimanite assemblages, thermobarometric analyses that indicate peak conditions ranging from 3 kbar, 560°C to 8.4 kbar, 840°C, and short segments of anticlockwise P–T trajectories preserved in two of the lowest-grade areas. Kyanite occurs in migmatites in the vicinity of a ca. 2.81 Ga shear zone bounding two distinct supracrustal assemblages and marks an earlier Barrovian event. All belts are polydeformed, with a common, broadly synmetamorphic, NNW-striking, steep foliation and down-dip lineation related to regional-scale F2 folds. Distributed late-metamorphic dip-slip shear appears responsible in some areas for cross-strike juxtaposition of low- and high-grade metamorphic zones. Older, generally poorly preserved D1 deformation, recognized in several belts, may represent accretionary structures. Variably developed younger deformation includes NNW dextral transcurrent brittle–ductile shear zones (S3), variably developed east-trending F4 folds, and WNW-striking pseudotachylite zones. U–Pb monazite ages of 2702 Ma date high-grade metamorphism of a pelitic granulite, crystallization of two diatexites, and staurolite-zone metamorphism in one schist. Together with similar zircon ages of crust-derived granites, these data point to a major collisional orogeny at this time. Older titanite (2748–2765 Ma) indicates areas that escaped >650°C metamorphism during the 2.7 Ga event. Younger monazite occurs in a migmatite-grade rock (2688, 2672 Ma) and staurolite-zone schists (2679–2642, 2648, 2637, and 2642–2628 Ma), similar to titanite ages in greenstones (2643–2550 Ma) and 40Ar/39Ar hornblende ages (2.64–2.56 Ga). These post-peak metamorphic ages in the greenstone belts based on monazite and titanite are attributed to hydrothermal growth from fluids channeled along permeable zones; they may reflect late reheating events observed throughout the Superior Province as leucogranitic magmatism, metamorphism in the deep crust, and mineral growth in shear zones.

Abstract

Le socle de Minto, dans le nord du Québec, considéré antérieurement comme un des plus vastes terrains de roches transformées aux conditions du faciès granulite sur terre, est surtout un collage de roches granitiques avec des restes épars de roches supracrustales qui témoignent d’un métamorphisme à faible pression et à température élevée, aux conditions du faciès amphibolite et granulite il y a environ 2.7 Ga. La plupart de la région expose des roches plutoniques, y compris des charnockites ignées, qui ne manifestent que très peu de signes d’une recristallisation métamorphique. En revanche, les assemblages pélitiques des ceintures de roches vertes, métamorphisées à faible température, et leurs bordures à un degré de métamorphisme plus élevé, définissent quatre zones métamorphiques: 1) ardoises, degré de métamorphisme inférieur au sous-faciès à staurolite, limitées à la ceinture de Duquet, 2) schistes à staurolite – andalusite – sillimanite – grenat, présents dans chaque ceinture, 3) migmatites à grenat –sillimanite ± kyanite, en bordure, et 4) granulites à grenat – sillimanite ± cordierite et grenat – orthopyroxène, en enclaves dans les unités plutoniques. L’identification d’une séquence de faciès typique de faible pression et de température élevée repose sur la présence d’assemblages à andalusite – sillimanite, les analyses thermobarométriques indiquant des conditions maximales allant de 3 kbar, 560°C à 8.4 kbar, 840°C, et de courts intervalles de tracés P–T contre le sens de l’horloge qui sont préservés dans deux des régions où le degré de métamorphisme est le plus faible. On trouve la kyanite près d’une zone de cisaillement datée à environ 2.81 Ga entre deux assemblages supracrustaux distincts; ce serait le vestige d’un événement barrovien antérieur. Toutes les ceintures sont polydéformées, ayant en commun une foliation généralement synmétamorphique, orientée vers le NNO et à pendage abrupt, avec linéations parallèles au pendage liées au plis F2, développés à l’échelle régionale. Un cisaillement tardif parallèle au pendage semble responsable de la juxtaposition transversale et locale de zones métamorphique de faible et de forte intensité. Nous avons trouvé des exemples d’une déformation D1, généralement mal préservée, dans plusieurs ceintures, et il pourrait s’agir de structures d’accrétion. Parmi les signes d’une déformation plus tardive, inégalement développée, seraient les zones de cisaillement dextres NNO à caractère cassant ou ductile (S3), des plis F4 variablement développés et orientés vers l’est, des zones de pseudotachylite à orientation ONO. Des âges U–Pb obtenues sur monazite, 2702 Ma, définissent l’épisode de métamorphisme d’une granulite pélitique, la cristallisation de deux diatexites, et le métamorphisme d’un schiste dans la zone de la staurolite. Avec les âges semblables déterminés sur zircon des granites dérivés dans la croûte, ces données indiquent une orogenèse majeure liée à une collision dans cet intervalle. Les âges plus anciens déterminés sur la titanite (2748–2765 Ma) caractérisent les endroits ayant échappé au métamorphisme à >650°C au cours de l’événement de 2.7 Ga. Des âges plus jeunes déterminés sur la monazite caractérisent une roche migmatitique (2688, 2672 Ma) et des schistes à staurolite (2679–2642, 2648, 2637, et 2642–2628 Ma), et ressemblent aux âges déterminés sur la titanite des roches vertes (2643–2550 Ma) et aux âges 40Ar/39Ar sur la hornblende (2.64–2.56 Ga). Ces dates postérieures à la culmination métamorphique, établies sur la monazite et la titanite des ceintures de roches vertes, seraient dues à une croissance hydrothermale de ces accessoires à partir d’une phase fluide migrant le long de zones perméables. Cette croissance pourrait résulter d’événements causant un réchauffement tardif observé partout dans la province du Supérieur, par exemple la mise en place de leucogranites, un métamorphisme de la croûte inférieure, et une croissance de minéraux accessoires dans des zones de cisaillement.

(Traduit par la Rédaction)

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