Abstract

Dykes of lamprophyre and alkaline olivine diabase cut the Cambro-Ordovician Goldenville Formation and the Carboniferous Wedgeport Pluton near Plymouth, southwestern Nova Scotia. 40Ar/39Ar geochronology yielded hornblende–biotite ages ranging between 231 ± 3 and 222 ± 3 Ma (mean 227 Ma) for the lamprophyres, and biotite ages of 209 ± 6 and 203 ± 15 Ma for the olivine diabase. Minerals present in the dykes include olivine (Fo83), augite with a rim of titanaugite, kaersutite and titaniferous phlogopite. The whole-rock composition of both the lamprophyre and olivine diabase shows greater LILE and HFSE enrichment in the lamprophyres, but the relative abundances of these elements are remarkably similar in the two rock types, suggesting that they are comagmatic. Values of εNd (~+4) and εSr (~+5) are much more primitive than values for the widespread early Jurassic tholeiites. Pb isotope compositions for the lamprophyres fall near the Northern Hemisphere Reference Line; those of the olivine diabase are intermediate between the lamprophyres and more radiogenic Pb compositions typical of the Triassic alkaline dykes at Seabrook, New Hampshire, and the early Jurassic tholeiites; they may have experienced some contamination in the lower crust. The lamprophyres resemble, in age and chemical composition, other alkaline rocks of the Coastal New England province. The olivine diabases, apparently synchronous with the main Eastern North American tholeiites, represent renewed partial melting of the same mantle source, triggered by the thermal effect of the regional tholeiitic magma.

Abstract

Des filons de lamprophyre et de diabase alcaline à olivine recoupent la Formation de Goldenville, d’âge cambro-ordovicien, et le pluton de Wedgeport, d’âge carbonifère, près de Plymouth, dans le sud-est de la Nouvelle-Écosse. La géochronologie fondée sur les résultats 40Ar/39Ar sur hornblende–biotite a donné des âges entre 231 ± 3 et 222 ± 3 Ma (en moyenne 227 Ma) pour les lamprophyres, et sur la biotite, des âges de 209 ± 6 et 203 ± 15 Ma pour la diabase à olivine. Parmi les minéraux présents dans les filons se trouvent forstérite (Fo83), augite avec un liseré de titanaugite, kaersutite et phlogopite titanifère. La composition de ces roches montre un plus fort enrichissement en éléments traces lithophiles à large rayon et en éléments à champ électrostatique élevé dans les lamprophyres que dans les diabases, mais les proportions relatives de ces éléments sont remarquablement concordantes, ce qui fait penser que ces deux types de roche seraient comagmatiques. Les valeurs de εNd (~+4) et de εSr (~+5) sont beaucoup plus primitives que dans le cas des tholéiites répandues d’âge jurassique précoce. Les rapports des isotopes de plomb dans les lamprophyres correspondent à la ligne de référence de l’hémisphère nord; en revanche, les valeurs de ces rapports dans le cas des diabases sont intermédiaires entre ceux des lamprophyres et des compositions plus fortement radiogéniques typiques des filons alcalins d’âge triassique à Seabrook, au New Hampshire, et des tholéiites d’âge jurassique précoce. Ces rapports témoigneraient d’une contamination dans la croûte inférieure. Les lamprophyres ressemblent, par leur âge et leur composition chimique, aux autres manifestations alcalines de la province côtière de la Nouvelle Angleterre. Les diabases à olivine, qui sembleraient synchrones avec l’épanchement principal des magmas tholéiitiques dans l’est du continent nord-américain, pourraient résulter d’un renouvellement de fusion partielle de la même source magmatique, déclenché par l’influence thermique de la mise en place à l’échelle régionale des magmas tholéiitiques.

(Traduit par la Rédaction)

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